Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:00

 

La première semaine de janvier, la sainte Pucelle d'Orléans, égérie de la résistance au méchant envahisseur, muse de partis politiques en mal de symboles … était l'objet de toutes les convoitises à droite. Les sphères sarkozystes et lepennistes ont tout fait pour récupérer le mythe d'une France combative, résistante … Une héroïne visiblement contemporaine si on pense au jeu des marchés financiers et à la concurrence des pays émergents...

Dans un discours pompeux à souhait, rédigé par un logographe visiblement très inspiré, le chef de l’État parvient – par des contorsions inimaginables – à nous parler de Jeanne la pieuse, Jeanne la royaliste, ou encore de Jeanne la laïque (!). En effet, la partie la plus curieuse du discours de Domrémy est celle où il nous est dit – pour justifier la mise en place d'une commémoration d’État ce 6 janvier 2012 – que la très républicaine Jeanne d'Arc est en plus une héroïne internationale.

 

Un des éléments qui sont discutables est une valorisation des voix divines et une référence aux « racines chrétiennes de la France », Nicolas Sarkozy va ainsi à l'encontre de la neutralité religieuse de l’État (pour quelqu'un qui a mis en place l'interdiction du port de signes religieux dans les espaces publics…) et bafoue de surcroît la loi 1905 qui constitue un des fondements de notre république.

 

Il convient de se demander en quoi le fétichisme d'une figure comme Jeanne d'Arc est utile à la France étant donné que notre héritage politique et sociétal est lié au siècle des Lumières et à la Révolution Française. Le sens d'un tel culte est peut-être à chercher du côté des fins électorales avec une certaine « TF1nisation » d'un symbole historique.

 

Jeanne, c’est : « La France dans ce qu’elle a de plus singulier », « l'incarnation des plus belles vertus françaises, du patriotisme »,« le symbole de notre unité » …

Nicolas Sarkozy répond avec de tels phrases, au jeu du Front-National et des partis souverainistes. Et pour cause, l'idéal frontiste et royaliste consiste en une occultation du symbole révolutionnaire et républicain qu'est Marianne au profit d'une Jeanne d'Arc post-soixantehuitarde représentative d'un nationalisme exacerbé et de la nostalgie d'une France qui a définitivement été enterrée à l'aube des années 70'.

Par son Histoire et ses valeurs, Marianne est un symbole à la portée européenne et internationale là où Jeanne d'Arc est considérée par l'extrême droite comme étant la représentation d'une France une et indivisible ne légiférant pas avec le concours d'autres pays (Précisons que le 6 janvier au soir, Nicolas Sarkozy recevait Mario Monti à l’Élysée pour parler Europe …).

 

Aucun des symboles officiels de la République française ne fait l'objet d'un culte aussi important de la part du chef de l’État !

Pour preuve, le 2 avril 2011, Christine Boutin avait déjà fait une révélation extraordinaire à ses militants en parlant de propos tenus en 2007 par Nicolas Sarkozy : « Je dois même avouer ici, avoir versé quelques larmes lors du discours [...]de Rouen sur Jeanne d’Arc ».

 

Parmi les autres signes de dévotion à la pucelle d'Orléans, on pouvait lire sur le compte Twitter de Bruno Retailleau : « Anniversaire de J D'Arc: un pays sans mémoire est un pays sans projet. Dans la mondialisation l'identité est un plus. ».

 

Le fameux retour de l'identité française, élément majeur d'une nation fraternelle, indivisible et supérieure depuis la nuit des temps. C'est bien ce qu'a du comprendre Claude Guéant ce 4 février lors d'un colloque de l'UNI pour déclarer : « Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas ». Il y aurait donc une hiérarchie des civilisations et, selon les dires des soutiens du ministre de l’Intérieur, la civilisation française et occidentale serait au sommet de cette nomenclature. Avec une parité en berne et un reniement de fautes graves liées à l'Algérie notamment, les autorités françaises ne sont pas forcément les mieux placées pour donner des leçons.

Quant aux propos du député martiniquais Serge Letchimy, ils ne sont nullement abusifs et irréalistes puisque la provocation de Monsieur Guéant nous ramène à un classement douteux qui a déjà fait ses preuves, au XVIIe siècle pour justifier la Traite négrière, plus tard, la colonisation et encore plus loin dans le temps, les affreuses théories d'Alfred Rosenberg.

 

Mais à quoi correspond vraiment cette civilisation française ? A quoi correspond la culture unique défendue notamment par Marine Le Pen ?

 

Pour beaucoup, la France c'est la Gaule, ses habitants sont les gaulois et ont tous le même sang.

Le tempérament gaulois, c'est ça qui unit les forces vives de notre patrie. Quand Marine le Pen et Christine Boutin, vocifèrent des menaces pour obtenir les 500 signatures, c'est normal ! Quand Philippe de Villiers fait une scène devant les journalistes et élus, c'est normal ! Cette force de caractère émane directement de nos ancêtres communs. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la présidente du Parti Chrétien-Démocrate a déclaré une énième fois en janvier ;« La France, ce sont les gaulois ».

 

-Quid des quelques 110 peuplades antiques différentes qui composent une nation « unie » ?

-Quid d'une langue française héritière du bassin méditerranéen alors que les dialectes celtes parlés en Gaule sont plutôt d'origine anglo-saxonne ?

-Quid de cette France « fille aînée de l'église » alors que les gaulois pratiquaient une religion polythéiste celte sans lien avec le christianisme monothéiste méditerranéen ?

-Quid de notre système numéral et mathématique hérité des pays arabes ?

-Quid d'un héritage culturel majoritairement gréco-romain et marqué par les invasions de peuples originaires de toute l'Eurasie ?

 

Il me paraît pertinent de demander à Madame Boutin et à ses acolytes si il est nécessaire de brûler les églises et les écoles étant-donné que ce sont des lieux non-conformes à l'identité française. Comme Charles de Gaulle et sa bombinette, celle qui menaçait de sortir son arme atomique (La France a peur …) nous joue le jeu du nationalisme et de la crainte d'une perte d'identité en faisant fi d'une certaine réalité historique et culturelle (il faut bien trouver matière à s'occuper en attendant de pouvoir repartir en croisade contre l'affreux Hellfest, temple de la débauche, de l'impiété et du blasphème.).

 

Conflit autour d'un hymne ;

 

On entend régulièrement des voix s'élever autour de l'importance de notre hymne national. D'un côté les fanatiques franco-français qui brandissent La Marseillaise comme le chant de la résistance à la mondialisation et à la perte d'identité ; de l'autre, les gauchistes primitifs qui crient au scandale en voyant ce texte ignoble incitant à la haine. Certains n'ont visiblement pas encore compris que notre hymne national ne se cantonne pas à un couplet et à un refrain de stade de foot.

Il serait intéressant que Marine Le Pen – qui souhaite faire chanter leur hymne à tous les petits français – apprenne les 14 couplets qui composent La Marseillaise. En effet, dans ce texte que personne ne connaît, certains passages expriment des idées à l'opposé de celles défendues par le Front-National (c'est d'ailleurs ce qu'expliquent Edgar Morin et Stephane Hessel dans Le chemin de l'espérance).

Bien loin d'un plaidoyer nationaliste appelant à un repli sur soi, La Marseillaise est un chant portant un message méprisant clairement les régimes féodaux royaux et expliquant l’objectif des batailles qu'est la mise en place de régimes démocratiques dans le monde entier. On pourrait croire que notre hymne est une apologie de la violence, mais certains vers nous montrent que l'usage des armes est perçu comme une nécessité plutôt qu'un souhait (le vocabulaire assez cru du XVIIIe siècle a néanmoins tendance à masquer le message du texte).

 

Quelques extraits et explications :

 

Cinquième couplet  :

 

Français, en guerriers magnanimes

Portons ou retenons nous coups!

Épargnons ces tristes victimes,

A regret, s'armant contre nous!

A regret, s'armant contre nous!

Mais ce despote sanguinaire

Mais ces complices de Bouillé!

Tous ces tigres qui, sans pitié,

Déchirent le sein de leur mère

 

Second couplet des enfants :

 

Enfants, que l'Honneur, la Patrie

Fassent l'objet de tous nos vœux !

Ayons toujours l'âme nourrie

Des feux qu'ils inspirent tous deux.

Des feux qu'ils inspirent tous deux.

Soyons unis ! Tout est possible ;

Nos vils ennemis tomberont,

Alors les Français cesseront

De chanter ce refrain terrible :

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

Ces deux couplets nous renseignent sur le fondement même des guerres liées à la Révolution. Il s'agit de ne pas effectuer des conflits de conquêtes, mais bien de contrer les régimes politiques qui menacent grandement la démocratie naissante (on retrouve des idées semblables dans les guerres napoléoniennes). Le couplet n°5 est particulièrement marquant de la retenue et de l'humanité dont doivent faire preuve les soldats français. Quant au second couplet des enfants – qui marque la fin de La Marseillaise –, il exprime l'obligation et non le choix de faire la guerre. Les vers « Alors les Français cesseront de chanter ce refrain terrible » font référence au refrain que nous connaissons tous, avec l'expression très claire du souhait d'en finir avec les armes le plus tôt possible. On est donc bien loin du texte haineux décrit par certains et de la défiance vis à vis des autres pays défendue par d'autres.

 

Neuvième couplet :

 

La France que l'Europe admire

A reconquis la Liberté

Et chaque citoyen respire

Sous les lois de l'Égalité ;

Sous les lois de l'Égalité ;

Un jour son image chérie

S'étendra sur tout l'univers.

Peuples, vous briserez vos fers

Et vous aurez une Patrie !

 

Dans son discours de Rouen du 15 janvier dernier, la candidate du Front-National nous dit : « Je redonnerai une identité nationale sûre d’elle-même, qui ne se cache pas, qui n’a pas honte. Notre drapeau national sera partout sur les édifices publics, en permanence. Le drapeau de l’Union européenne n’y aura plus sa place. ».

Et à la ligne d'après, nous avons droit à un à un message appelant à la fierté pour notre hymne national. Madame Le Pen n'est pas très encline à détailler le contenu de la Marseillaise ; même si elle ne connaît pas les paroles, elle est tout à fait consciente de la teneur des mots et des messages que l'on y trouve. Revendiquer qu'une seule partie de notre hymne constitue une dissimulation de sa signification réelle. Malheureusement, le Front-National se contente bien d'un chant susceptible d'être associé à son interprétation du symbole qu'est Jeanne d'Arc...

_______________

 

D'autres symboles et mythes de notre pays pourraient être analysés, mais les trois éléments que nous venons d'évoquer suffisent à percevoir l'étendue du problème rencontré. Lors de cette campagne présidentielle, la droite va – comme en 2007 – jouer sur la peur pour attirer l’électorat vers elle, et ce, en se servant des éléments forgeant la sacro-sainte identité nationale. Là encore, l'entretien de la méconnaissance populaire est la clé qui ouvre la porte à tous les extrémismes indignes de notre République. La gauche, dans sa pleine diversité, ne peut pas accepter de voir les français entrer dans un jeu qui n'a rien de républicain. Les valeurs méconnues de la France (Mais également celles de l'Europe qui n'ont pas été évoquées ici) ne doivent plus être piétinées impunément au profit d'un bernement du peuple souverain.

 

Par William Chevillon - Publié dans : l'actualité dans mon champ de vision - Communauté : Libre pensée politique
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 00:00

 

Deux ans après l'ouverture au public de la nouvelle passerelle piétonne de la gare de La Roche-sur-Yon, il convient de faire un point sur la transformation progressive mais certaine d'un des quartiers historiques de la ville.

 

Depuis le 6 février 2010, la passerelle de Bernard TschumiQuartier-gare-La-Roche-sur-Yon.jpg et Hugh Dutton a imprimé sa marque dans le paysage yonnais. Décriée – on le sait – pour son coût et sa pertinence, l'ouvrage d'art est désormais familier des yonnais et reconnu au niveau international avec l'obtention en 2011 du premier prix au « Condé Nast traveller’s innovation and design award », un concours d'architecture, face à des édifices  construits à Dubaï, Shanghai, Valence … 

La construction de la nouvelle passerelle marque le lancement de la dernière étape du processus de requalification d'un vaste territoire urbain qu'est la zone regroupant les quartiers de la gare, Branly, Forges, Leclerc, Réaumur, Zola …

 

Ayant été une frontière physique et sociale pendant plus de 130 ans, la voie ferrée est désormais l'élément qui unit des quartiers aux origines différentes.

A l'est du chemin de fer était le quartier cossu et décisionnel de la ville, à l'ouest, se trouvaient les industries et l'habitat ouvrier. La morphologie urbaine actuelle nous renseigne sur ce passé pas si lointain avec d'un côté, des hôtels particuliers, des propriétés arborées, des institutions commerciales et de l'autre, des maisons basses et sobres, des jardins potagers et des friches industrielles.

Le quartier des marchandises (Ouest) accueillait dans les années 30' pas moins de 400 cheminots sans compter les ouvriers des usines, minoteries, abattoirs, conserveries du boulevard Leclerc. C'est là qu'en 1929 sont apparus les premiers HBM (Habitat Bon Marché) de La Roche-sur-Yon. Ce n'est pas par hasard si le développement des grands ensembles des années 60'/70' s'est fait au cœur de cette zone. A l'opposé, le quartier vitrine de la ville se développait avec toujours plus d’éclectisme architectural et de vitalité commerciale.

Cite-Jean-Yole-Les-Forges-et-les-quartiers-plus-anciens-des.jpg

 

 

Quartiers des Forges et Jean-Yole (archives municipales de LR/Y)

 

En regardant la composition des deux quartiers, on comprend la réalité de cette muraille entre deux mondes, deux modes de vie opposés. Cette balafre dans le paysage urbain qu'est la voie ferrée restera jusqu'à très récemment une séparation hermétique.

 

« Des ponts, pas des murs » c'est le slogan qui pourrait définir le travail effectué depuis plus de dix ans par la ville et ses partenaires autour du cordon ferroviaire. Il y avait en effet un mur qui fermait l'emprise de RFF, il a été démoli et la ville respire a nouveau devant ce nouvel horizon visuel qui s'offre à elle.

La reconversion progressive des friches industrielles en lieux d'habitats diversifiés, la rénovation des voiries et la modernisation des équipements publics de part et d'autre de la voie ferrée ont contribué à abolir des différences et à développer la mixité sociale.

 

Christophe Girard, l'adjoint à la culture au maire de Paris, écrivait le 23 janvier dernier, qu'il fallait « Réenchanter nos villes ». Là est le fondement même de tout projet urbain réussi !

L'ancien conseiller politique de Ségolène Royal écrit « L'architecture urbaine doit être au service de ses habitants, non l'inverse. », cette motivation est la même que celle des urbanistes des Lumières qui, au XVIIIe siècle revendiquaient un modèle de ville idéale faite pour l'Homme.

N'ayons pas peur de dire que face à la crise, face à la morosité ambiante, face à la mort de notre modèle social, la réappropriation de l'espace public par la population dans son intégralité est le meilleur des remèdes. N'ayons pas peur de bousculer les lignes pour créer des moyens de bien-être, de lien social et de diversité.

 

Alors même que la rénovation urbaine des quartiers populaires de la ville qui concerne 10% des yonnais et que la refonte du parvis de la gare débutent, les effets des chantiers achevés sont perceptibles au quotidien avec des circulations facilitées, un commerce de proximité conforté et un habitat densifié. Les 600 familles qui se sont installées dans la ZAC-Zola et dans la nouvelle gendarmerie sont la preuve de ce nouveau dynamisme et de la perte du rôle ségrégationniste de la voie ferrée qui devient une véritable colonne vertébrale.

 

L'ouverture des espaces urbains les uns par rapport aux autres a été le principe du travail effectué depuis 10 ans, il s'agit maintenant d'accentuer les liens par la rénovation urbaine, l'implantation de commerces et la mise en place d'activités tertiaires.

 

Quels défis pour demain ?

 

Au delà des travaux proghttp://v7.cache2.c.bigcache.googleapis.com/static.panoramio.com/photos/original/46930506.jpg?redirect_counter=2rammés à moyen terme, la reconversion de deux sites anciens doit permettre l'amélioration du dynamisme urbain dans un soucis de préservation du patrimoine.

 

L'ancienne gare des marchandises, occupée actuellement par la SERNAM doit constituer le point d’attraction du Boulevard Leclerc. Ce lieu chargé d'histoire où se trouve le tronçon restant de l'ancienne passerelle doit être rendu aux habitants.

Les bâtiments de l'IUFM du Boulevard Louis-Blanc doivent, après le déménagement (ou la suppression ...) de cette institution prévu en 2014, constituer un lien entre le futur pôle d'affaires de la gare et le quartier du Sacré-Cœur. Le projet « Pentagone 2020 » prévoit de reverdir ce quartier et de créer des liaisons naturelles. Le bloc occupé par l'IUFM doit être la pierre angulaire d'un aménagement structurant du quartier.

 

Bien loin des divergences politiques habituelles, l'intelligence collective au service de la population a permis et permettra de revaloriser un territoire urbain autrefois malmené qui deviendra demain une locomotive essentielle au développement de La Roche-sur-Yon.

 

Un point sur les projets :

 

Tous les projets sont intimement liés, mais il me paraît nécessaire de les diviser en catégories pas forcément exhaustives pour mieux les appréhender ;

 

Le stade Desgranges et ses abords : Le stade historique de La Roche-sur-Yon a connu entre 2003 et 2004 d'importants changements. Les équipements existants ont été modernisés et rénovés, une tribune de 4500 places a été greffée. La création d'un terrain synthétique en 2007 a permis de dynamiser encore plus cet équipement sportif de qualité. Le réaménagement du stade s'est accompagné d'une requalification du boulevard Réaumur avec plateau surélevé et zone 30.

En 2011, la ville a acté en Conseil Municipal l'achat de propriétés voisines afin de requalifier l'entrée du stade.

 http://v5.cache7.c.bigcache.googleapis.com/static.panoramio.com/photos/original/46931819.jpg?redirect_counter=2

 

La nouvelle gendarmerie : La reconversion du site occupé autrefois par les abattoirs du Groupement des Éleveurs Vendéens a permis la création d'un édifice public moderne engendrant l'hébergement d'un nombre important de familles de militaires. Cette opération qui s'est achevée en 2007 a libéré des surfaces foncières notamment dans le centre-ville et au niveau du Collège Haxo.

anciens-abbatoirs-La-Roche-sur-Yon.jpg

Anciens abattoirs du boulevard Leclerc (Archives municipales de LR/Y)


La Zac Zola : Le projet consiste à reconvertir 13 hectares de friches RFF en un quartier composé de logements de tous types (maisons individuelles, immeubles de taille moyenne), le tout agrémenté d'une végétation abondante. A ce jour, deux tranches sont terminées, la dernière est en cours. L’aménagement du square Schoelcher et du chemin du Corps de garde sont imminents.

 Zac Zola, La Roche-sur-Yon DSCN4154.JPG

 

Le franchissement des voies ferrées : L'établissement de communications inter-quartiers passe par l'amélioration du franchissement du chemin de fer. La suppression définitive du passage à niveau des Forges en 2006 et le percement d'un axe souterrain ont permis de favoriser les liens entre deux parties de la ville. Cet aménagement, accompagné de deux passages spécifiques aux piétons, cyclistes et Pepassage-souterrain-gare.jpgrsonnes à Mobilité Réduite a fait disparaître une séparation pluridécennale. L'ouverture de la passerelle piétonne et de la place Leclerc en 2010 ont marqué l’achèvement du programme de franchissement des voies. La réorganisation de la circulation s'est accompagnée de la création d'une placette déversant des commerces de proximité à l'extrémité du boulevard Louis-Blanc. En prolongement de ce dernier, le boulevard Denis Papin a été percé, créant une nouvelle liaison avec le quartier Jean-Yole.

 

Du côté de l'îlot Leclerc Bacqua : En 2005, un bâtiment moderne a été construit sur une ancienne friche afin d'accueillir les services de la Direction Départementale de l'Agriculture et des Forêts, la Direction Départementale des Services Vétérinaires … Cette construction s'est poursuivie par la livraison en 2007 de l'immeuble HQE Bacqua/Leclerc comprenant des logements, des locaux commerciaux et une crèche.

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Le pôle d'échanges multimodal (PEM) : Le projet de pôle d'échanges multimodal s'articule autour d'un regroupement des moyens de transports à proximité d'un seul lieu qu'est la gare ferroviaire. L'objectif est de créer un centre dynamique ayant un rôle d'entrée de ville. Les nouvelles exigences environnementales sont au cœur de ce projet où les transports en commun et moyens de déplacement doux ont toute leur place. Le programme de construction d'une nouvelle passerelle piétonne et de la place Leclerc s'inscrit d'ailleurs totalement dans le projet car il permet une meilleure répartition des flux sur la ville.

Le récent réaménagement de la gare a permis de moderniser un bâtiment qui ne répondait plus aux besoins importants liés notamment à l'arrivée du TGV en 2008. Ces travaux ont rendu le bâtiment accessible aux personnes à mobilité réduite tout en permettant aux cyclistes de pouvoir jongler entre transports publics et vélo grâce à un garage sécurisé. La refonte du parvis, de la rue Manuel, et d'une partie du boulevard Louis-Blanc va permettre une meilleure desserte de ce pôle qui est voué à devenir le pivot des réseaux de transports déservant l'ensemble du département. La future gare routière pour les lignes régulières sera adjointe dans deux ans à la gare ferroviaire afin de favoriser d'avantage l'utilisation des transports.

Plan parvis de la gare, La Roche-sur-Yon, Xavier Fouquet, a

Programmes immobiliers du boulevard Louis-Blanc : En 2009, 22 logements sociaux ont été construits. Ce programme permet l’installation de familles et de jeunes dans le quartier ainsi que le développement de la mixité sociale.

L'année 2011 a vu la restructuration de l'immeuble situé au sud de la place Honoré d'Estienne-d'Orves (parvis de la gare). Ces travaux ont permis de libérer les locaux de la SNCF afin de permettre la construction du futur centre d'affaire de 25000m2.

En effet, dans le cadre du plan « Pentagone 2006, 2020 », le cabinet Action a proposé la création d'un pôle tertiaire au niveau des friches RFF/CAVAC s'étendant du parvis de la gare à la rue Auguste Brunet. La première tranche de ce programme a été lancée il y a un an par le groupe rennais Giboire et comprendra fin 2012 10000 m2 de bureaux, dont le futur siège départemental de la CAF qui, avec l'URSSAF (qui déménagera aux Bazinières) va quitter son siège de la rue de la Marne en libérant ainsi de la surface foncière utile au développement du centre-ville de La Roche-sur-Yon. Un hôtel doit également se greffer au projet actuel.

DSCN4149.JPG

Pole tertiaire, Giboire, Jean-Claude Pondevie, Gare, La Roc

 

La rénovation urbaine dans les quartiers nords : Plus de 6000 yonnais – soit 10% de la population municipale – voient depuis 2009 leurs quartiers poursuivre leur métamorphose grâce aux 90 millions d'euros débloqués par l’État et les collectivités. Dans cette zone urbaine sensible de 95 hectares où la crise touch e plus qu'ailleurs, les espaces et bâtiments publics vont connaître une véritable transformation, de même que les logements qui vont être reconstruits ou rénovés. Il ne s'agit pas d'un programme de ravalement de façades et d'installation de bacs à fleurs, nous avons là un projet sur 5 ans associant les habitants grâce à des réunions publiques et à 50000 heures de travail réservées.

 vendee habitat 

Le boulevard Eylau, le centre commer cial de La Garenne, l'écol e des Pyramides … furent les prémices des ch angements à venir. Dans les chantiers p révus, nous pouvons citer la construction de nouveaux logements à Branly, le réaménagement des voiries (rue Champollion, rue d'Aizenay, boulevard Branly, rue Gutemberg …), la rénovation de la maison de quartier et de l'école Jean Yole...

 

DSCN2178.JPG  DSCN2638.JPG

La création de nouvelles liaisons douces et une meilleure répartition du logement social sur la ville favorisent le développement de la mixité et l'uniformisation du tissu urbain avec le rapprochement entre les quartiers nords et l'hypercentre. La création d'un pôle commercial de proximité et la rénovation du centre-commercial au niveau du rond-point Edison vont permettre également de renforcer le dynamisme et la vie du quartier des Forges.

 

Quelques compléments :

-Ville de La Roche-sur-Yon

-Dossier de presse sur la rénovation urbaine

- « Réenchanter » nos villes par Christophe Girard

 

Sauf mentions contraires, les photos sont de moi. Les images de synthèse et plans proviennent de Vendée Habitat, du Groupe Giboire et de la ville de La Roche-sur-Yon

Par William Chevillon - Publié dans : La Roche-sur-Yon - Communauté : VENDEE
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 19:26

Bonjour,

Juste un petit mot pour vous notifier mon souhait de ralentir l'activité de mon blog. J'éprouve le besoin de faire une petite pause...

 

Vous retrouverez toujours des articles mais à une intervalle plus importante.

 

Bien à vous,

 

William Chevillon

Par William Chevillon - Publié dans : Mon actu
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